Troubles au Brésil après avoir tué un homme noir par les gardes blancs supermarché

Le meurtre d‘un homme noir par deux gardes blancs dans un supermarché a suscité une grande indignation au Brésil. Les images montrent comment Joao Alberto Silveira Freitas (40 ans) a été battu au visage plusieurs fois et tenu dans une emprise étrange. Cela s’est passé devant le supermarché de la chaîne française Carrefour dans la ville de Porto Alegre, dans le sud du pays sud-américain.

Dans plusieurs villes brésiliennes, des gens sont sortis dans la rue pour protester :

Dans certains endroits, des manifestations ont conduit à la violence. Plus d‘un millier de manifestants ont attaqué la branche de Carrefour où l’homme a été tué. Ils ont jeté dans les fenêtres et ont frappé le pillage. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour rétablir l‘ordre.

Toujours dans la ville de São Paulo, une branche de Carrefour a été détruite :

La victime était jeudi soir avec sa femme à la succursale Carrefour pour acheter des légumes. « Quand il se tenait au registre, il a dit quelque chose à un garde. Elle a apparemment été offensée et a appelé ses collègues », explique Marc Bessems, correspondant à Europe Nouvelles Radio 1 News. Sa femme a ensuite vu tous les gardes passer. Quand elle est descendu, son mari était déjà sur le terrain. Bessems : « Aide-moi, « étaient ses derniers mots selon sa femme.

Après le meurtre, un témoin oculaire a réussi à nous dire comment les gardes tenaient la victime dans une pince de cou, selon Bessems. « Les spectateurs ont crié qu’il ne pouvait pas respirer, qu‘ils devaient le laisser partir. Mais ils ne l’ont pas laissé partir jusqu‘à ce qu’il soit tout violet. »

Les images de lincident et des manifestations qui ont suivi rappellent la mort de George Floyd aux États-Unis. Une différence est que Floyd a été tué par la police alors que Freitas a été tué par des gardes d’un service de sécurité privé.

‘Pas de racis’

Selon Bessems, la police dit qu‘elle n’a aucune raison de penser que c‘était du racisme. Le vice-président brésilien Mourão a affirmé, en réponse au meurtre, qu’il n‘y avait pas du tout de racisme dans le pays. « C’est une déclaration controversée, dans un pays où l‘inégalité entre les Brésiliens noirs et blancs est grande. C’est de l‘huile sur le feu », dit Bessems. Selon lui, la victime est l’un des milliers de Brésiliens tués chaque année par la violence.

Les deux gardes ont été arrêtés. Le supermarché a exprimé un profond regret pour le « meurtre brutal ». Le gérant du magasin aurait été congédié et le contrat avec la société de sécurité a été résilié. Sur les médias sociaux, les gens ont appelé au boycott de la chaîne.