Premier modèle avec hijab arrête les défilés à malentendu lindustrie de la mode

Halima Aden, le premier modèle qui a pénétré dans le monde entier et portait constamment un hijab, s‘arrête comme un modèle.

Sur Instagram, 23 ans musulman dit que travailler dans le monde de la mode l’oblige à nier ses croyances religieuses. Elle déclare avoir commis des erreurs lorsqu‘il s’agit d‘ « exercer respectueusement sa foi ». Par exemple, elle manque les heures de prière quand elle est au travail et pose avec un foulard en denim dans une campagne pour une marque de jeans. Elle le regrette maintenant.

Pionnier

Aden, un Américain aux racines somaliennes, est considéré comme un pionnier dans le monde de la mode. À 19 ans, elle a été la première participante à une élection de Miss USA à poser dans un burkini plutôt que dans un bikini.

Cela a attiré l’attention de la célèbre comédienne de mode française Carine Roitfeld, qui a pris Aden sous sa garde. Elle a ensuite signé avec une grande agence de mannequins internationaux et a rapidement marché sur les podiums de nombreux designers renommés.

Elle a également été la première mannequin à porter un hijab sur la couverture du magazine de mode Vogue et posant sur la couverture de Sport Illustrated in a burkini.

« Je pense que c‘est une grosse perte », explique Janice Deul, journaliste de mode et activiste de la mode. « Elle a toujours été célébrée comme un modèle de diversité. Le premier modèle avec un fond musulman, avec une agence de mannequins très leader derrière elle. Un unique. Nous célébrons toutes les étapes en termes de diversité dans le monde de la mode. Aden a aussi été un grand pas. »

Hijabi chaud

Aden a connu peu de compréhension de ses coiffures dans l’industrie de la mode. Dans une interview l‘année dernière, elle a dit que son hijab n’était pas négociable avec elle dans le contrat avec l‘agence de mannequins IMG Models. « Ce n’est pas parce que je ne pense pas que les gens écouteront, c‘est plus pour qu’ils sachent à quoi sattendre », dit-elle.

Le mannequin a partagé un poste d’elle-même dans une campagne pour la marque de mode de la chanteuse Rihanna, dans laquelle elle portait un simple hijab noir. « Rihanna me fait porter le hijab que j‘ai apporté. C’est le vrai Halima. C‘est la fille à qui je retourne », écrit-elle.

« Aden ne s’arrête pas à cause de sa foi. Elle s‘arrête parce que l’industrie de la mode n‘a pas le pouvoir de faire face à un arrière-plan musulman », souligne Deul. « Chaque fois qu’elle était confrontée au manque de stylistes d‘origine musulmane, des gens qui portent aussi le hijab. Elle voulait représenter ces gens, et elle s’est perdue en le faisant. C‘est ce qu’elle dit : « J‘ai été content de tout. Je me suis moquée de moi-même et je me suis perdue parce que je voulais être le hijabi chaud. »

« Quand je regarde en arrière les couvertures qu’elle mentionne, je la comprends », dit Deul. « Toutes les belles photos, belles couvertures. Mais c‘est précisément le piège de la mode. Tu dois voir ce qu’il y a derrière ces belles photos. Elle a été utilisée et truquée sans respect pour sa foi. Elle était habillé dans des vêtements de grandes marques qui montraient beaucoup de formes corporelles. Et mis en place par un maquilleur masculin. Cela lui a apporté des critiques de la part d‘autres musulmans. »

Sur la pelle

Bien que de plus en plus de modèles colorés apparaissent sur le podium, il y a encore une grande diversité à faire, dit Deul : « Le monde de la mode est ignorant quand il s’agit de traiter avec des non-représentatifs. Nous voyons sur le devant plus de modèles avec une couleur. Mais à l‘arrière il n’y a pas de stylistes, d‘éditeurs, de photographes et de rédacteurs en chef avec, par exemple, un fond musulman. La représentation et l’inclusion sont complètement différentes. Toute l‘industrie de la mode doit être en mouvement. C’est vraiment un autre gros travail auquel nous sommes tous confrontés. »

Le modèle haut de gamme semi-néerlandais Gigi Hadid exprime son soutien à Aden sur Instagram. « Il est si important, hijabi ou non, de réfléchir sur vous-même et de revenir sur la bonne voie avec ce qui se sent vraiment pour nous. C‘est la seule façon de se sentir vraiment épanouie. »

« Je m’efforce d‘un monde de la mode dans lequel Aden peut être lui-même », dit Deul. « Nous n’avons pas autant de hijabis. Elle va nous manquer sur la piste. C‘est une perte pour toutes les parties, mais pour elle-même c’est du profit. »