Cours de décoration sans âme de Casanova

Pendant des années, l‘un des amis du réalisateur Jamel Aattache était entraîneur de profession. De toutes les anecdotes que cet ami a partagées avec lui, le cinéaste a pétri le romkom Casanova.

Don Marco (Tygo Gernandt) est un entraîneur de rencontres qui vient après son best-seller Ce que les femmes veulent avec un deuxième livre d’auto-assistance : Casanova. Pour promouvoir la nouvelle publication, quatre hommes sont autorisés à se joindre à lui dans le cours de décoration. L‘un d’eux est Bas (Jim Bakkum), un journaliste infiltré qui doit prouver que la façon de travailler de Don Marco est une astuce et une tromperie. Mais oui, tous les romkoms hollandais ont un parcours d‘obstacles et si vite il s’avère que le charmant assistant de Marco n‘est autre que l’amour denfance de Bas Roos (Lieke van Lexmond)…

Le cours de décoration sans âme que Aattache (Fortement amoureux !, Whitestar) est aussi prévisible que l’ordre du jour d‘un ermite. Il y a un relooking, une fête est testée après quoi un examen pratique est suivi pour les étudiants qui sont tous des stéréotypes. Un comptable dénuffy : vérifier. Un rocker dur perturbé par contact : vérifier. Et puis il y a un Antillien excentrique qui ne va jamais au-delà de la « zone d’amitié » chez les femmes.

Mais le plus gros problème avec Casanova est que les tourtereaux en jeu — Bass et Rose — ne génèrent guère d‘étincelles. Van Lexmond fait de son mieux, mais a la malchance de frapper un adversaire à Bakkum qui, avec un jeu boisé, fait tomber les oneliners les plus anciens et les blagues boiteuses dans l’air. « Je suis le prix », Bas murmure apathique contre sa réflexion pour se parler dans un peu de courage et de confiance. Aucune femme qui tomberait pour ça.

✭✭ (2 sur 5)