Appelez pour partager la coronavaccine prescription, mais Pfizer nest pas désireux de

Pfizer et Moderna ont affirmé des résultats encourageants quant à lefficacité de leur vaccin la semaine derniÚre. Et avec ça, ils semblent pouvoir encaisser un peu. Un vaccin Pfizer coûterait 15,50 euros et le pharmacien dit quil sera en mesure de fournir 1,3 milliard deuros lan prochain.

Mais il y a beaucoup de sons pour les produits pharmaceutiques de renoncer à leurs brevets et de partager la prescription de leur vaccin. LInde et lAfrique du Sud plaident auprÚs de lOrganisation mondiale du commerce pour que les produits pharmaceutiques renoncent à leur propriété intellectuelle.

Les ONG et les députés néerlandais souhaitent également des mesures similaires parce quils pensent que les entreprises ne pourront jamais répondre à la demande mondiale de vaccins si elles maintiennent leur production entre leurs propres mains. Cependant, les fabricants sont trÚs réticents à partager leurs secrets.

Licence

Le directeur mĂ©dical Marc Kaptein de Pfizer Pays-Bas a rĂ©pondu Ă  la discussion hier soir Ă  Nieuwsuur. Sa sociĂ©tĂ© na pas lintention de renoncer au brevet, et il a Ă©galement exprimĂ© des doutes quant Ă  son sens : « MĂȘme si nous devenons obligĂ©s, il sagit daccĂ©lĂ©rer les choses ».

Selon Kaptein, Pfizer est prĂȘt Ă  accorder une licence Ă  dautres fabricants pour fabriquer le vaccin Pfizer. Ils peuvent ensuite contribuer Ă  la production moyennant une redevance. Mais Kaptein dit quil ny a quun certain nombre de « tiers fiables » qui peuvent le faire. Et ils travaillent Ă©galement Ă  la production de leurs propres vaccins.

Un vaccin efficace est une chose, mais cela ne résout pas la crise. Europe Nouvellesop3 a découvert ce qui reste à faire avant que les Pays-Bas ne soient vaccinés :

Concurrent Moderna est autre chose dedans. Dans une interview accordĂ©e au Wall Street Journal, le haut homme Stephen Hoge a dĂ©clarĂ© que la sociĂ©tĂ© pharmaceutique ne prendrait pas de mesures en cas de violation de brevet. Mais ne pas agir contre la contrefaçon de brevet nest pas la mĂȘme chose que le partage actif de la technologie.

L abandon de la propriĂ©tĂ© intellectuelle nest que la premiĂšre Ă©tape, dĂ©clare lavocate Ellent Hoen, spĂ©cialisĂ©e dans le droit des brevets dans lEurope Nouvelles Radio 1 News. Elle est Ă©galement active pour lOrganisation mondiale de la santĂ©. « En fait, vous avez besoin dun partenariat. La technologie et le savoir-faire sur la façon de fabriquer le vaccin devront ĂȘtre partagĂ©s. »

Selon Hoen, les produits pharmaceutiques sont « traditionnellement réticents à partager leurs bijoux de la couronne ». Les brevets sont perçus comme une récompense pour le risque que les produits pharmaceutiques prennent dans leur développement. De nombreux vaccins narrivent jamais sur le marché parce quils se révÚlent inefficaces ou non rentables.

Par conséquent, léconomiste de la santé Xander Koolman de lUEV a déclaré plus tÎt dans En vue de demain quil comprend que les fabricants ne divulguent pas leurs secrets : « Les produits pharmaceutiques ont beaucoup investi. Cest ce que nous appelons des investissements à risque, avec lesquels ils peuvent également subir des pertes, et la plupart le feront. »

Investissement rentable

Il ne faut pas se contenter dexaminer les coûts de développement dun produit pharmaceutique, mais aussi de tous les produits pharmaceutiques, dit Koolman : « Supposons que vous ayez dix entreprises qui investissent toutes 1 milliard et quune entreprise remporte la course aux vaccins. Nous lui donnerons 2 milliards : 1 milliard pour couvrir les coûts et 1 milliard de bénéfices. Eh bien, alors nous sommes tous heureux. Mais les investisseurs disent que nous avons investi 10 milliards, nous avons récupéré 2 milliards. Ce nest pas du tout un investissement rentable. »

En prenant les droits de brevet, vous avez créé un dangereux précédent, donc Koolman pense. Vont-ils consacrer autant dargent à la mise au point de vaccins lors de la prochaine pandémie ?

En Allemagne, les préparatifs pour la vaccination à grande échelle de la population sont déjà en cours :

Ellent Hoen souligne que les produits pharmaceutiques nont pas tout payĂ© eux-mĂȘmes : « Il y a aussi beaucoup dargent public dans le financement des vaccins ». Par exemple, lAllemagne a dĂ©cidĂ© en septembre daccorder 750 millions deuros Ă  BionTech, qui travaille avec Pfizer, et Ă  CureVac travaillant sur un autre vaccin.

t Hoen : « Les gouvernements auraient pu dire que les vaccins devraient ĂȘtre sur le marchĂ© Ă  un prix bas et quils auraient dĂ» partager les connaissances, mais cela ne sest pas produit Ă  notre connaissance ».

La rareté

Pour les Pays-Bas, il ny a pas de problĂšme de raretĂ© avec les coronavaccins. GrĂące Ă  des accords conclus avec six fabricants, les Pays-Bas ont des options pour un nombre suffisant de vaccins pour environ 29 millions de personnes, soit plus que la population nĂ©erlandaise. Il est important de noter que les six vaccins doivent fonctionner et ĂȘtre approuvĂ©s. Ce nest pas encore le cas.

Le problĂšme avec trop peu de vaccins est principalement en dehors du monde occidental. Sur les 1,3 milliard de vaccins que Pfizer dĂ©clare dĂ©livrer lannĂ©e prochaine, 80 % vont Ă  lUE, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada et au Japon.

La Convention sur les ADPIC de lOrganisation mondiale du commerce stipule que les licences obligatoires doivent ĂȘtre destinĂ©es principalement au marchĂ© intĂ©rieur de lapays qui impose la licence obligatoire. Mais le traitĂ© prĂ©voit Ă©galement que les pays dans lesquels des mĂ©dicaments sont produits peuvent imposer une licence obligatoire pour les exportations vers des pays qui nont pas dindustrie mĂ©dicale.